Contributions sciences et démocratie

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26 mars, Ouverture du blog des Petits Débrouillards Nord-Pas-De-Calais

C'est ici : http://quellesocietedelaconnaissance.blogspot.com/

La rencontre de Augan, vendredi 20 mars 2009


Quelques extraits :

" La curiosité est une mise en danger, peu reconnue dans une société en recherche de sécurité"

"La curiosité ça veut dire, je ne sais pas, et aujourd'hui on n'a plus réellement le droit de ne pas savoir, l'échec est interdit"

"Qu'est ce que la connaissance ? Les savoirs scientifiques ? Quid des savoirs profanes ?"

"La recherche aujourd'hui signifie la création d'une carrière, il n'y a pas de condition de gratuité, alors qu'elle fait partie même de la recherche scientifique pour s'ouvrir à tous les possibles"

"On doit avoir des espaces, où l'on se rencontre pour échanger"

Et aussi les brevets, la liberté de propositions du chercheurs aujourd'hui, la vulgarisation scientifique par qui ? comment ?, l'éducation populaire...

La rencontre de Brest, le 18 mars

De 18h30 à 21h, plus d'une vingtaine de personnes se sont données rendez-vous à l'antibrouillard pour faire des propositions sur la société de la connaissance !

Sociologue, océanographe, biologiste, militants de l'éducation populaire, professionnels de l'animation, enseignants, élus locaux, adhérents petits débrouillards ... ont contribué !

Ainsi nous avons évoqué :

- Si chaque scientifique consacrait 1% de son temps à l'appropriation sociale des sciences, cela ferait 2 jours par an, soient pour les 2000 chercheurs brestois, 4000 journées par an (un équivalent de 20 temps plein consacré à la diffusion des connaissances !).

- Si les publications scientifiques étaient versées au bien commun (selon des licence de type créative commons), elles bénéficieraient, comme le montre le modèle du logiciel libre, à chacun, à tous, aux individus comme aux collectifs (associations, entreprises, ...). Cela se pose autant sur les publications scientifiques que les productions des administrations, des entreprises qui répondent à des appels d'offres publics, les associations subventionnées, les cours et manuels scolaires des enseignants,...

- Il ne suffit pas d'ouvrir les musées gratuitement pour que les gens y viennent, il y a d'autres facteurs déterminants : les pratiques culturelles, ...

- Des acteurs de la ville, les médiateurs du livre, les médiathèques municipales, ont des expériences d'appropriation sociale qui peuvent être transposées à la culture scientifique,...

- Ne pas oublier la formation tout au long de la vie,

- ...

En attendant le résumé des échanges, quelques photos :

Première rencontre le 16 mars à Saint-Brieuc

La première soirée du cycle des rencontres-ateliers autour de la question "Quelle société de la connaissance désirons-nous ?" s'est déroulée hier à St-Brieuc au café "Chez Rollais".

Une quinzaine de personnes ont participé au débat. Deux expériences de terrain ont été présentées en introduction : un groupe de jeunes journalistes de la MJC du plateau à St-Brieuc travaillant sur la construction de l'information et la pratique de différents médias, ainsi que l'IUT de biologie appliquée sur la mise en place par les étudiants d'une opération de diffusion de médiation scientifique auprès de collégiens sur le thème de l'eau (exposition, animations).

Après un premier temps d'échange sur ces actions de terrain :

Décloisonnement / Appropriation populaire des médias / Découvrir de nouvelles utilisations et donc de nouvelles choses / créer des passerelles / être acteurs

La question de la "science citoyenne" nous a animé :

  • Quelle information scientifique ?
  • Comment se faire un avis entre différentes sources ?
  • Ou sont les lieux "populaires" de débats intergénérationnels ?
  • On agit que lorsque une problématique nous touche directement.
  • La science c'est le doute.
  • Comment agir si on ne peut pas prendre position.
  • Recherche-Politique-Economie / Comment ça marche ?

Des constats, des envies d'ouvrir, d'apprendre, de faire, avec des acteurs déjà bien en scène sur leurs projets, avec comme réponses concrètes pour l'instant, continuer à débattre et échanger pour construire des pratiques pertinentes.

Quant à la société de la connaissance une première réponse (bientôt sur le portail) :

  • "La société de la connaissance c'est quoi pour toi ?"
  • "S'investir !"

J'espère avoir le plaisir de vous retrouver lors de ces rencontres.

Corinne Ruinet, chargée de mission RIS

Contribution de Michel

Lien vers sa fiche perso

"Je voudrais tout d'abord remercier ceux et celles qui ont construit cette page affectée, si j'ai bien compris, au travail du réseau dans la perspective d'une prise de position pour avril-mai prochain. Et merci aussi pour les premières références biblio qui y sont rassemblées.

Je viens de lire, notamment, l'article que Lionel Larqué a publié dans Alliage(Téléchargez l'article ici). Je suis globalement d'accord avec lui, mais je crains qu'il ne soit que difficilement accessible par le lecteur qui aborde la question. Si quelqu'un, pas moi pour le moment, pouvait en reprendre l'essentiel pour une traduction serait sans doute bienvenu et utile.

En guise de préparation plus directe des réunions à venir (ce mois de mars) notamment en Bretagne et pour la question : Quelle société de la connaissance voulons nous ? Il est clair que nous sommes depuis longtemps dans une telle société. (Voir la conf. de Dominique Pestre citée ici)

Il s'agit donc pour beaucoup de discuter des rapports entre lieux de production des connaissances et démocratie.

Naturellement nous ne sommes pas dupes et nous savons que pour beaucoup la liberté du chercheur est un mythe, que beaucoup de professionnels refusent d'admettre, ou admettent en creux en avouant en privé que c'est avec leurs contrats qu'ils s'offrent une part de recherche fondamentale (qu'ils ne brevetteront pas).

Pourtant il n'y a pas que cela : il existe bien et jusque dans nos rangs des chercheurs actifs, (et pas seulement des retraités qui, comme moi, essaient de vivre encore un peu leur idéal d'éducation populaire et de participation à la société autrement que comme consommateur de loisirs), le mouvement pour la responsabilité scientifique est bien aussi vivant (quoique avec assez peu de membres semble-t-il). Même si on trouve d'avantage de ces personnes parmi "les sciences douces" que parmi les "sciences dures" (technosciences obligent ?), parmi les climatologues que les géo-physiciens (...), il se trouve que certains "scientifiques" sont liés à notre(nos) association(s), jusqu'à en garnir nos conseils d'administrations, et offrent ainsi une base au possible développement des Programmes regroupant "associations et laboratoires". (PICRI en Ile de France, "Appropriation sociale des sciences" en Bretagne, etc.).

Au delà de l'information sur ces prémisses et sur le retour de l'idée des "boutiques de sciences", ne serait-il pas temps de répertorier des idées et thèmes de recherche susceptibles d'être pris en charge par nos structures associatives dans de tels programmes (et sans les abandonner aux associations professionnelles, contre quoi je n'ai rien a priori, mais qui y trouvent une simple possibilité de financement de recherche appliquée) ?" Un exemple me vient à l'idée : celui des désherbants (glyphosate) dont la toxicité a été étudiée notamment à Roscoff (et où une réunion est programmée) et que de nombreux jardiniers utilisent. Ne serait-il pas possible de définir avec ce ou ces chercheur(s) un thème d'étude qui soit socialement utile ? Sans parler des questions plus sociologiques sur les représentations de la recherche: neutralité, tour d'ivoire,... ou des risques que prennent les chercheurs, eux-mêmes (voir aujourd'hui même la fermeture "par précaution" d'un bâtiment de l'université de Rennes1).

Michel, Rennes, le 19-03-09


Je me permets d'ajouter une citation de mes lectures récentes, extraite du dernier bouquin d'Isabelle Stengers:

Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient :

"Nul ne dit que tout finira bien car Gaïa offensée est aveugle à nos histoires. Peut-être ne pourrons-nous éviter de terribles épreuves. Mais il dépend de nous, et c'est là que que peut se situer notre réponse à Gaïa, d'apprendre à expérimenter les dispositifs qui nous rendent capables de vivre ces épreuves sans basculer dans la barbarie, de créer ce qui nourrit la confiance là où menace l'impuissance panique. Cette réponse, qu'elle n'entendra pas, confère à son intrusion (il s'agit de l'intrusion de Gaïa : réchauffement climatique, épuisement des ressources fossiles, etc) la force d'un appel à des vies qui valent d'êtres vécues."

mvc

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