La molécule du pigment qui colore l'encre a été modifiée par l'eau chaude, le mélange est alors devenu incolore grâce à la forme basique de l’eau. L’eau est amphotère, c’est à dire qu’elle se comporte en acide en présence de base, et en base en présence d’acide. Ici, le pigment de l’encre est un acide, donc l’eau adopte un comportement basique et fait disparaître la couleur bleue en modifiant la molécule du pigment.
L’eau chaude accélère la réaction. Sans chaleur, la réaction serait beaucoup plus longue. Ici, la chaleur est donc un catalyseur.
Dans cette expérience, les molécules modifiées sont sensibles au pH (autrement dit à l'acidité du milieu). Quand on ajoute le vinaigre qui est un acide, la solution devient acide, et les molécules subissent une nouvelle transformation : elles reprennent leur état d’origine et le mélange est à nouveau bleu.
Quand on ajoute du bicarbonate de sodium, il réagit avec le mélange. L’introduction d’une base (le bicarbonate), permet à l’encre de re-disparaître, car on neutralise l’acidité du vinaigre et on obtient une solution basique permettant la disparition de l’encre.
Si on ajoute encore du vinaigre, il va se trouver en plus grande quantité que le bicarbonate de sodium (il n'y a plus assez de bicarbonate de sodium pour « occuper » tout le vinaigre). Le vinaigre va donc une fois de plus réagir avec la molécule modifiée, qui retrouvera son état d'origine pour colorer le mélange en bleu.
+<u>Explications de la variante :</u>
L'éponge humide a mieux absorbé l'eau que l'éponge sèche. C'est parce que, pour entrer dans l'éponge sèche, l'eau doit d'abord chasser tout l'air qui se trouve à l'intérieur. C'est pour cela que, lorsque tu as mouillé l'éponge avant l'expérience, il a fallu laisser un certain temps l'éponge sous l'eau courante avant qu'elle commence à devenir humide et à absorber efficacement l'eau. Une fois l'éponge humide, celle-ci absorbe beaucoup plus facilement l'eau et la retient au lieu de la laisser ruisseler sur les côtés.
Dans cette expérience, les éponges fonctionnent de la même façon que le sol qui reçoit le ruissellement des pluies. Un sol humide boit mieux, absorbe mieux l'eau de ruissellement qu'un sol sec de même composition. Les zones humides, comme les marais, sont souvent des lieux où se rassemblent toutes les eaux de ruissellement venant de la pluie ou des cours d'eau avoisinants lorsqu'ils débordent, de la même manière que l'éponge humide absorbe l'eau qui déborde du chemin dans notre expérience. Lorsqu'on les assèche, par exemple quand on construit une route ou un parking, ou pour installer des parcelles de culture, ces mêmes zones ne peuvent plus retenir l'eau comme auparavant. Cette eau, si elle ne peut être absorbée par les sols, va aller s'écouler dans les territoires alentour, où se trouvent sans doute des habitations, voire des villages ou des villes. En asséchant les zones humides, on augmente donc le risque d'inondation dans les zones avoisinantes.
+'''Les éruptions :'''
Éruption effusive : La lave qui s'accumule au sommet du volcan forme un bouchon. Si les éruptions sont calmes, le bouchon va être creusé petit à petit et la lave va s'écouler le long des pentes.
Éruption explosive : Si la pression des gaz et de la lave est trop grande dans le volcan, le bouchon va sauter ! Entrainant avec lui le gaz et la lave qui vont jaillir vers le haut.
Dans certains volcans, entre les éruptions, des gaz peuvent s'échapper par des fissures. Cela crée des fumées que l'on appelle des fumerolles.
'''La réaction acido-basique :'''
Le mélange de bicarbonate et de vinaigre provoque une réaction acido-basique suivie d'une réaction de décomposition.
Le vinaigre contient de l'acide éthanoïque (CH<sub>3</sub>COOH), et le bicarbonate de sodium (aussi appelé hydrogénocarbonate de sodium, NaHCO<sub>3</sub>) est une base.
Mélangés, le bicarbonate et le vinaigre réagissent et forment de l'acide carbonique (H2CO3) très instable, qui se décompose aussitôt en formant de l'eau et du dioxyde de carbone (CO<sub>2</sub>) .
Le dioxyde de carbone produit sous forme gazeuse se dégage dans la bouteille. Comme le ballon fixé sur la bouteille rend l'ensemble étanche, le gaz ne peut pas s'en échapper. La pression augmente, ce qui gonfle le ballon, qui reste alors gonflé s'il n'y a pas de fuite.
<u>Voici le détail des réactions en jeu :</u>
Le bicarbonate de sodium se dissocie au contact de l'eau en ions sodium (Na<sup>+</sup>) et bicarbonate (HCO<sub>3</sub><sup>−</sup>) :
NaHCO<sub>3</sub> → Na<sup>+</sup> + HCO<sub>3</sub><sup>−</sup>.
Le vinaigre contient une part d' acide éthanoïque (environ 5 %), composé d'ions oxonium (H<sub>3</sub>O<sup>+</sup>) et éthanoate (CH<sub>3</sub>COO<sup>−</sup>) :
CH<sub>3</sub>COOH <–> H<sub>3</sub>O<sup>+</sup> + CH<sub>3</sub>COO<sup>−</sup>.
Les ions oxonium réagissent avec les ions bicarbonate et forment de l’acide carbonique : (H<sub>2</sub>CO<sub>3</sub>) : H<sub>3</sub>O<sup>+</sup> + HCO<sub>3</sub>- → H<sub>2</sub>CO<sub>3</sub> + H<sub>2</sub>O
Instable, l’acide carbonique se dissocie immédiatement en formant du dioxyde de carbone (CO<sub>2</sub>), et de l'eau (H<sub>2</sub>O) :
H<sub>2</sub>CO<sub>3</sub> → H<sub>2</sub>O + CO<sub>2</sub>
La réaction complète se résume ainsi :
NaHCO<sub>3</sub> + CH<sub>3</sub>COOH → CO<sub>2</sub> + H<sub>2</sub>O + CH<sub>3</sub>COONa
Le CO2 une fois formé est soluble dans l'eau. Toutefois lorsque l'eau arrive à saturation de CO2, l'excédent commence à former des bulles qui finissent par remonter. C'est l'effervescence. (C'est la même chose que pour le sel de cuisine. Le sel de cuisine est soluble dans l'eau. Mais quand on arrive à saturation, le sel en excès reste sous forme solide).
Principaux points sur l'évolution du trait de côte de quelques communes littorales :<br /><br />- Brest : en comparant les photos, on remarque qu'une zone portuaire très étendue a été construite, avec hangars, stations d'épuration, bassins à flots, parkings, chantiers navals, aires de carénage... Le port de plaisance est bien visible, de même que le chenal creusé pour y accéder. Les surfaces agricoles sont moins nombreuses que dans les années 50, surtout au nord, où la ville s'est étendue, et les parcelles (champs) sont plus grandes (ce qui facilite le labourage et la récolte par des engins agricoles à moteur).<br /><br /><br />- Lorient : on constate qu'une grande surface de vasière a été recouverte par la construction d'une vaste zone portuaire. La zone photographiée, située en fond de la rade et au centre-ville de Lorient, ne comporte pas de parcelles agricoles, ni dans les années cinquante ni plus tard. Les bateaux de plaisance sont nombreux et bien visibles dans le port sur la photo récente, alors qu'ils étaient peu nombreux et dispersés dans les années cinquante. Ceci illustre bien le très fort développement de la plaisance ces dernières décennies, comme de l'ensemble des loisirs nautiques.<br /><br /><br />- Arzal : sur un site presque exclusivement agricole dans les années cinquante, on distingue le nouveau port de plaisance et sa zone portuaire, et le célèbre barrage qui traverse la rivière. Un autre élément frappant est l'accumulation très importante de sédiment apparue en amont du barrage : une zone envasée s'est formée contre le barrage, et un banc de sable ou de vase s'étend maintenant sur plusieurs centaines de mètres. Les villes et villages se sont étendus, et les surface agricoles ont diminué.<br /><br/><div class="annotatedImageDiv" typeof="Image" data-resource="Fichier:Evolution du trait de cote Comparatif photos Arzal.jpg" data-sourceimage="https://www.wikidebrouillard.org/images/4/4f/Evolution_du_trait_de_cote_Comparatif_photos_Arzal.jpg"><span ><div class="center"><div class="floatnone"><a href="/wiki/Fichier:Evolution_du_trait_de_cote_Comparatif_photos_Arzal.jpg" class="image" title="Evolution du tracé de la rivière et des zones envasées, des aires bâties et agricoles à Arzal"><img alt="Evolution du tracé de la rivière et des zones envasées, des aires bâties et agricoles à Arzal" src="/images/thumb/4/4f/Evolution_du_trait_de_cote_Comparatif_photos_Arzal.jpg/600px-Evolution_du_trait_de_cote_Comparatif_photos_Arzal.jpg" width="600" height="450" data-file-width="1824" data-file-height="1368" /></a></div></div></span></div><br /><br /><br /><br />- Saint-Cast-le-Guildo : Le principal changement observable sur la côte est la construction du port de plaisance, qui abrite de très nombreux bateaux, et l'apparition de surfaces bétonnées (parkings) à proximité. La plage voisine est toujours intacte (attention à ne pas confondre l'érosion et l'effet des marées, la photo ancienne est visiblement prise à marée basse). La ville s'est légèrement étendue, les parcelles agricoles ont reculé.<br /><br /><br />- Roscoff : la commune et sa côte ont beaucoup changé depuis les années 50. Un port-terminal ferry a été construit pour assurer les liaisons des ferries avec l'Angleterre et l'Irlande, accompagné de parkings et voies d'accès de véhicules très étendus. Un important port de plaisance a ensuite été construit (vers 2010). Les surfaces agricoles, très nombreuses dans le passé, ont beaucoup régressé, les champs sont moins nombreux, mais ils sont devenus plus grands, les habitations se sont multipliées.<br /><br /><br />- Étel : on observe que la ville s'est nettement développée, remplaçant une part importante des surfaces agricoles et des dunes voisines de la ria. L'installation d'un port de plaisance a sans doute été accompagnée d'opérations de dragage et de consolidation des bords de la rivière (les eaux sont visiblement plus profondes) et d'une artificialisation d'une partie de la zone naturelle de vasière de la ria d'Étel.<br /><br /><br />- Île de Groix : on est frappé par la multitude de très petites parcelles agricoles visibles dans les années cinquante sur cette partie de l'île, probablement travaillées encore en partie sans engins agricoles mécanisés à cette époque, qui ont cédé la place à des champs individuellement plus étendus, mais moins nombreux. Les zones boisées, très rares sur l'île dans le passé, sont plus nombreuses (le bois servant de combustible avant la généralisation de l'électricité, et même les plus petites surfaces étant réservées à l'agriculture, les arbres étaient coupés). Le village (Locmaria) s'est étendu. La célèbre plage convexe des Grands Sables située à la pointe de l'île dans les années cinquante a migré progressivement vers le nord sous l'effet de l'érosion.<br /><br /><br />- Le Vivier-sur-Mer : on remarque que les champs occupent globalement une surface moins importante, mais sont chacun plus grands que dans le passé. La ville s'est étendue, et une zone portuaire a été construite. Le chenal naturel a apparemment été élargi et son tracé modifié par dragage.<br /><br />- Ouistreham : on constate que l’embouchure de l’Orne, est sujette à l’ensablement causé par les courants naturels et marées successives.Les bancs de sable se sont agrandit et déplacés à différents endroits. Certain bancs ont participé à agrandir le cordon dunaire de Merville. Celui de Ouistreham (pointe du siège), a, en revanche, rétrécit. Le lit de l’Orne, dans son embouchure est moins large de nos jours, comparativement au passé, à cause de cet ensablement. Cet ensablement naturel de l’embouchure laisse pressentir la montée des eaux sur les rives du littoral (moins d’espace pour les courants). Cela participe également à la propagation de zones humides, propices à l’accueil de la biodiversité (oiseaux migrateurs, notamment, et phoques). Il s’agit de zones naturelles sensibles et protégées. Un port a été construit à Ouistreham, le long du canal (port de pêche). Le terminal du ferry prend désormais une place importante le long de l’embouchure du canal et de l’Orne. On aperçoit qu’on chenal, nécessaire pour la navigation de gros navires a été creusé à cet endroit. Une avancée de pierres a également était installée le long du chenal. Elle fait office de barrage aux principaux courants marins provenant de l’Ouest et du Nord Ouest. Ce barrage empêche les sédiments de venir se déposer à l’Est de l’embouchure. Préservant ainsi la largeur de cette embouchure. En revanche, cela participe à l’agrandissement de la plage de Ouistreham du côté Ouest du barrage (les sédiments viennent s’y déposer car bloqués à cet endroit). Ouistreham, initialement un village de pêcheur avec quelques villégiatures le long de la côte (Riva Bella), s’est étendu plus au Sud et tout le long de la côte. Une digue a été construite pour protéger ces habitations de l’érosion littorale.<br /><br /><br />- Lion-sur-mer : Les villages de Lion sur mer et de Luc sur mer sont séparés par une vaste zone agricole. C’est encore le cas aujourd’hui. Si l’on observe la falaise dite des "confessionnaux" on constate très facilement qu’au fil des années, elle été grignotée par la force des marées et le ruissellement. On aperçoit un camping actuellement présent en bord de falaise. Celui-ci se retrouve victime de l’érosion naturelle de la falaise. La zone dédiée au camping recule vers les terres, d'année en année. Des éboulements fréquents sont recensés sur cette portion du littoral. Le front de mer recul petit à petit. Les habitations situées en bord de mer à Lion et Luc sont actuellement protégées par une digue datant du milieu des années 1950, comme à Hermanville, pour faire face à l’érosion du littoral.<br /><br />- La baie du Mont Saint Michel : on remarque parfaitement l'impact du remembrement sur les parcelles agricoles ainsi que l'ensablement progressif de la baie en lien avec les courants marins et les marées successives.<br /><br /><br />- Gouville sur mer : L'érosion est nettement visible. Chaque année, le cordon dunaire souffre des aléas météorologiques (tempêtes, grandes marées). Les habitations sont désormais en première ligne d'un risque d'effondrement de la dune.